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MON RF3 |
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De l’idée…. Depuis
quelques années, je ne pratiquais quasiment plus que du planeur et un peu de remorquage
occasionnellement. Ce régime me convenait tout à fait sauf
que dans nos régions nordiques et planes, peu propices au vol à voile
l’hiver, voler 6 mois par an commençait à ne plus me suffire. En
effet, les heures de vol commençaient à me manquer pour renouveler mes
licences. L’augmentation du prix des heures de vol dans les aéroclubs résultant de la gourmandise
des moteurs en carburant au prix de vente en constante progression ne me
permettait plus de voler assez à mon goût en avion durant l’arrière saison.. Partant
de l’idée qu’un pilote a besoin de pratique régulière pour conserver un
niveau de compétences permettant de voler en sécurité je ne pouvais que me remettre en question
et changer, si possible mes habitudes. Planeur motorisé, ULM ou avion ? La
première ne me parût pas envisageable, j’aurais été obligé de vendre mon
Mosquito, puis rajouter une somme encore considérable pour une machine à
l’entretien onéreux et pas toujours fiable.,
nécessitant une assistance pour la mise en piste et le décollage . De plus ce
n’est pas fait pour voler moteur sorti
– solution éliminée- L’ULM :
non, pas encore conquis par cette mode, de toutes manières pour avoir une
belle machine il faut le mettre le paquet sinon on se retrouve avec un
dinosaure ;-) non ou alors il faut
construire, pas envie non plus. –solution éliminée- La
dernière solution fût la bonne : catégorie CDN oubliée pour des raisons
évidentes de coût d’entretien hors de mes moyens, il ne me restait plus qu’à
trouver l’avion économique par excellence, à refaire
pour le plaisir et aussi encore une fois pour une question de prix. Je ne
l’ai pas trouvé de suite… évidemment. Des
Jodel D112, il y en a mais souvent chers car
construction amateur récente ou autres. Des
BB Jodel, Turbulent il n’y en a pas souvent…. Piel, Jurca, Piper… Je
vais abréger car la liste est longue……. Il
restait : Les FOURNIER, la perle rare, dans ces avions se
résumait ce que je voulais. à l’achat… A
force de parcourir les annonces écrites dans la presse, sur Internet etc j’ai fini par trouver : « …Vends
RF3… » Ayant
vite parcouru l’annonce j’écris par email au proprio, Frédéric LOOCK de
Beauvais. L’avion a l’aile désentoilée, il est complet et le dossier pour le
classer en CNRAC est fait. Forcément là je
me rapproche de mon but. Son prix de vente est de 5000€. Nous
sommes en Février 2004, mais pour diverses raisons, je ne peux l’acheter. Le
temps passe, entrecoupé de coups de téléphone ou d’anecdotes sur l’appareil,
d’encouragements à l’acheter étant donné ses qualités de construction et de
vol. Entre
temps j’achète l’excellent livre de René Fournier, « Mon rêve et
mes combats » , qui, après lecture me fît
téléphoner de suite à Mr Loock afin d’aller jeter
un coup d’œil sur la machine.
Les dés sont jetés… nous sommes en Juillet 2004. Rendez-vous
est pris à Beauvais pour une « expertise » grâce à l’œil exercé de
Cédric Marcandier, de PICARD’AIR qui va assurer une
grande partie de la remise en état, et pas de
surprises. Marché conclu, je suis conquis, l’avion est réservé, nous
reviendrons début Août pour venir en chercher une partie. A
partir de ce moment, la sensation n’est plus la même. Je passe de l’autre
côté de la barrière. J’ai un avion. 10 ans d’attente et d’espoir. L’aventure
continue, le pas est franchi. |